L’inventaire correspond au relevé de l’ensemble des éléments d’actif (ce que l’entreprise possède) et des éléments de passif (ce que l’entreprise doit) en indiquant pour chacun sa quantité et sa valeur à la date d’arrêté de celui-ci1. Les données d’inventaire doivent être organisées de manière à justifier le contenu et le mode d’évaluation des stocks, des pertes sur créances, des travaux en cours…2
En pratique, l’inventaire doit s’appuyer sur une documentation permettant d’identifier les éléments recensés et d’expliquer leur méthode d’évaluation : factures, calculs de coûts, état d’avancement des travaux ou analyse du risque client.
En exemple : Évaluation des stocks et des éléments d’inventaire
Marchandises, matières premières et consommables |
· Prix d’achat HT : à partir des dernières factures.ou· Coût unitaire moyen pondéré (CUMP) |
Travaux en cours |
Coût de revient en fonction du pourcentage d’avancement des travaux à la date de l’inventaire. |
Créances clients douteuses |
Évaluation selon le risque de non-recouvrement |
Bon réflexe : Mettre en place une procédure de relance des clients dès qu’un retard de paiement est constaté. |
Aucun modèle de document d’inventaire n’est imposé par les textes. Par ailleurs, le livre d’inventaire n’est plus obligatoire depuis les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2016. L’obligation porte sur la réalisation de l’inventaire et la conservation des données d’inventaire (obligations commerciales et fiscales).
Pour rappel :
Dans les SARL, l’inventaire figure parmi les documents devant être tenus à la disposition des associés avant l’assemblée appelée à statuer sur les comptes annuels. À cet égard, la Cour de cassation3 a précisé que l’inventaire ne peut se limiter à une simple balance après inventaire ou à un relevé des soldes comptables. Il doit permettre aux associés d’apprécier la composition et l’évaluation des éléments d’actif et de passif.
Nous sommes à votre disposition pour vous accompagner à chaque étape.


